samedi 26 février 2011

Le secret de naissance du lilas blanc parisien

On assure que le hasard seul a présidé à sa naissance, vers 1850.
A cette époque, au lieu dit Vaugirard, couvert alors de jardins et de marais,
vivait un brave horticulteur peu instruit,
mais observateur perspicace. Modifiant un massif de lilas,
il abandonna dans leur motte de terre quelques pieds arrachés...


Comme le froid menaçait et que le temps lui manquait pour replanter ses arbustes,
il les transporta, pour les mettre à l'abri,
dans une sorte de souterrain, autrefois entrée d'une des carrières qui abondaient sous cette partie du sol parisien.
Les lilas y avaient été complètement oubliés quand,
aux premiers jours du printemps, pénétrant par hasard dans l'ancienne carrière,
il aperçut ses arbustes couverts de ravissantes inflorescences blanches
au lieu des thyrses d'une coloration intense qu'ils avaient donné jusqu'alors.

Ce spectacle plongea notre jardinier dans une profonde méditation
d'où sortit le projet de réaliser industriellement ce que le hasard lui avait révélé.
De là à l'exécution il n'y eut qu'un pas.
L'hiver suivant, le souterrain, bien clos, bien disposé,
fut rempli d'arbustes qui donnèrent au cœur de l'hiver des rameaux fleuris dont l'intelligent jardinier tira un prix énorme.
Une telle aubaine ne manqua point d'éveiller l'attention des voisins,
qui eurent bientôt surpris le secret du procédé.
En peu de temps, toutes les anciennes carrières de la région devinrent des fabriques de lilas blanc.
Voilà pourquoi, durant de longues années, cette culture fut centralisée à Vaugirard.

Mais Paris étouffait dans sa ceinture trop étroite ; il lui fallait de l'espace.
Les constructions envahirent la zone suburbaine ;
les terrains de Vaugirard furent des premiers absorbés, les carrières se vidèrent ;
la gracieuse industrie dut émigrer et chercher ailleurs des installations favorables.
En se déplaçant, les « forceurs » de lilas appelèrent la science à leur aide,
la science qui avait péremptoirement démontré les effets de l'absence
ou de l'abondance de la lumière sur la végétation.

Ce fut à ce moment que se créèrent les établissements qui s'adonnaient en 1900 à la production industrielle du lilas blanc.
Quand nous disons lilas blanc, c'est une façon de parler ;
il conviendrait mieux de dire lilas non coloré,
car – cela surprendrait plus d'un lecteur –
le lilas le plus blanc, celui dont les inflorescences sont les plus délicates,
est obtenu par le traitement des variétés précisément les plus vigoureuses et les plus riches en couleur.
Ce sont les lilas dits « de Marly » et « de Charles X », dont nous admirons en pleine terre les éclatantes grappes, qui fournissent les éléments de cette gracieuse industrie.

(D'après Les industries bizarres paru en 1900)

*

Une machine à coudre lilliputienne

En 1863, un ingénieux Américain propose une nouveauté qu’il a très justement dénommée
la « machine à coudre bijou ».
La revue Les modes parisiennes illustrées s'en fait l'écho
et en livre une alléchante description.
Que nos lectrices se représentent une petite mécanique dont la dimension est à peu près celle d'une jolie main féminine ; cette machine lilliputienne, facilement transportable dans un sac à ouvrage, s'adapte aisément, par une simple vis de pression, à la première table venue.
Les aiguilles ordinaires n° 8, longues, sont celles à employer, et le point exécuté par la machine bijou est le point devant, applicable aux petits plis, fronces, coutures droites, etc.
Nous devons ajouter qu'on ne peut pas demander de cette jolie fantaisie les services d'une grande machine à coudre, d'ailleurs fort coûteuse, tandis que la machine bijou s'adresse avec confiance aux bourses modestes. Cette dernière, comme nous venons de le dire, fait le point devant, et elle ne peut coudre que les étoffes fines et souples, telles que les mousselines, tulles, jaconas, nansouks, etc. En la voyant fonctionner on comprend de suite que l'aiguille ne pourrait pas supporter la résistance de tissus plus forts.

Nous répétons donc : La machine bijou est une charmante fantaisie, à la fois utile et agréable, et nous ajouterons qu'elle est d'une simplicité telle qu'une petite fille de sept ans la ferait marcher sans aucune difficulté. Quand sa besogne est faite, on la renferme dans une jolie boîte de quinze centimètres carrés sur quatre centimètres de hauteur, qui lui sert d'étui.
Dans le désir de rendre service à nos abonnées, nous avons pris des mesures avec l'inventeur de la machine à coudre bijou, qui nous permettent de l'offrir, prise dans nos bureaux, au prix de Vingt Francs. Les personnes de la province pourront la recevoir, transport et emballage compris, en envoyant à l'administration du journal les Modes parisiennes un mandat de poste de Vingt-deux Francs Cinquante, payable à l'ordre de M. A. Thuiller. A l'étranger, les frais de transport seront à la charge du demandeur.
(D'après Les Modes parisiennes illustrées. Journal de la bonne compagnie, paru en 1863)
*


Mal inspiré de vouloir jouer l'éclairé !

La lanterne magique,
pour les enfants qui n'ont pas l'idée de son mécanisme,
semble quelque chose qui touche au merveilleux.

C'est une sorte de grande boite,
ordinairement en fer-blanc,
qui porte à l'une de ses extrémités une grosse lentille de verre très épaisse.
Dans une coulisse pratiquée derrière cette lentille,
on fait passer de longues plaques de verre,
sur lesquelles des figures peintes représentent des sujets variés,

On tend un grand drap ou un rideau blanc contre les parois d'une chambre obscure, et les figures s'y reflètent, en grossissant beaucoup. La personne qui fait glisser les verres doit, à mesure que les scènes passent devant les spectateurs, leur en donner des explications divertissantes.

Par un phénomène d'optique assez singulier, si on place les personnages dans leur position naturelle, ils se trouveront la tête en bas ; mais en les mettant d'une manière contraire, ils seront sur leurs pieds.
Nous allions oublier l'essentiel, mais il nous semble que l'intelligence de nos enfants y eût suppléé. Nous allons voir s'ils comprennent ce que nous voulons dire en leur récitant la fable suivante ; s'ils ne nous comprennent pas, il en résultera ce qui est arrivé à certain singe :

Un jour qu'au cabaret son maître était resté
(C'était, je pense, un jour de fête),
Notre singe en liberté
Veut faire un coup de sa tête :
Il s'en va rassembler les divers animaux
Qu'il peut rencontrer dans la ville ;
Chiens, chats, dindons, pourceaux,
Arrivent bientôt à la file.

Entrez, entrez, messieurs ! criait notre Jacqueau ,
C'est ici, c'est ici qu'un spectacle nouveau
Vous charmera gratis : oui, messieurs, à la porte
On ne prend pas d'argent ; je fais tout pour l'honneur.»

A ces mots, chaque spectateur
Va se placer, et l'on apporte
La lanterne magique : on ferme les volets,
Et par un discours fait exprès
Jacqueau prépare l'auditoire.
Ce morceau, vraiment oratoire,
Fit bâiller, mais on applaudit.
Content de son succès , notre singe saisit
Un verre peint qu'il met dans sa lanterne.

Il sait comment on le gouverne
Et crie en le poussant : « Est-il rien de pareil ?
Messieurs, vous voyez le soleil,
Ses rayons et toute sa gloire !
Voici présentement la lune ; et puis l'histoire
D'Adam, d'Ève et des animaux....
Voyez, messieurs ; comme ils sont beaux !
Voyez la naissance du monde ! Voyez.... »

Les spectateurs, dans une nuit profonde,
Écarquillaient leurs yeux et ne pouvaient rien voir ;
L'appartement, le mur, tout était noir.
« Ma foi, disait un chat, de toutes les merveilles
Dont il éblouit nos oreilles
Le fait est que je ne vois rien.
— Moi, disait un dindon , je vois bien quelque chose ;
Mais je ne sais pour quelle cause
Je ne distingue pas très-bien. »

Pendant tous ces discours, le Cicéron moderne
Parlait éloquemment et fie ne lassait point.
Il n'avait oublié qu'un point :
C'était d'éclairer sa lanterne.
.

*




La Mer de mon Enfance

video

vendredi 25 février 2011

Le Déserteur



Le déserteur
+
Le Dormeur du Val

Arthur Rimbaud
(1854-1891)
*
Le dormeur du val
C'est un trou de verdure où chante une rivière,
Accrochant follement aux herbes des haillons
D'argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c'est un petit val qui mousse de rayons.
Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.
Les pieds dans les glaïeuls, il dort.
Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.
Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine,
Tranquille.
Il a deux trous rouges au côté droit.

*
by BORIS VIAN


*
Monsieur le Président
Je vous fais une lettre
Que vous lirez peut-être
Si vous avez le temps
Je viens de recevoir
Mes papiers militaires
Pour partir à la guerre
Avant mercredi soir
Monsieur le Président
Je ne veux pas la faire
Je ne suis pas sur terre
Pour tuer des pauvres gens
C'est pas pour vous fâcher
Il faut que je vous dise
Ma décision est prise
Je m'en vais déserter
*

Depuis que je suis né
J'ai vu mourir mon père
J'ai vu partir mes frères
Et pleurer mes enfants
Ma mère a tant souffert
Qu'elle est dedans sa tombe
Et se moque des bombes
Et se moque des vers

Quand j'étais prisonnier
On m'a volé ma femme
On m'a volé mon âme
Et tout mon cher passé
Demain de bon matin
Je fermerai ma porte
Au nez des années mortes
J'irai sur les chemins
*
Je mendierai ma vie
Sur les routes de France
De Bretagne en Provence
Et je dirai aux gens:
Refusez d'obéir
Refusez de la faire
N'allez pas à la guerre
Refusez de partir
S'il faut donner son sang
Allez donner le vôtre
Vous êtes bon apôtre
Monsieur le Président
Si vous me poursuivez
Prévenez vos gendarmes
Que je n'aurai pas d'armes
Et qu'ils pourront tirer

*
Nota:La version initiale des 2 derniers vers était:

"que je tiendrai une arme ,et que je sais tirer ..."

Boris Vian a accepté la modification de son ami Mouloudji

pour conserver le côté pacifiste de la chanson !


*

Nos Absents




Voici les paroles émouvantes du slam


Nos absents


Sur Deezer cherchez la musique ...


Cette dernière est en lecture aléatoire ...


*


C'est pas vraiment des fantômes, mais leur absence est tellement forte,


qu'elle crée en nous une présence qui nous rend faible, nous supporte.


C'est ceux qu'on a aimé qui créaient un vide presque tangible,


car l'amour qu'on leur donnait est orphelin, il cherche une cible.


Pour certains on le savait, on s'était préparé au pire,


mais d'autres ont disparu d'un seul coup, sans prévenir.


On leur a pas dit au revoir, ils sont partis sans notre accord,


car la mort a ses raisons que notre raison ignore.


Alors on s'est regroupé d'un réconfort utopiste.


A plusieurs on est plus fort mais on est pas moins triste.


C'est seul qu'on fait son deuil, car on est seul quand on ressent.


On apprivoise la douleur et la présence de nos absents.


Nos absents sont toujours là, à l'esprit et dans nos souvenirs.


Sur ce film de vacances, sur ces photos pleines de sourires.


Nos absents nous entourent et resteront à nos côtés,


ils reprennent vie dans nos rêves, comme si de rien n'était.


On se rassure face à la souffrance qui nous serre le cou,


en se disant que là où ils sont, ils ont sûrement moins mal que nous.


Alors on marche, on rit, on chante, mais leur ombre demeure,


dans un coin de nos cerveaux, dans un coin de notre bonheur.


Nous on a des projets, on dessine nos lendemains.


On décide du chemin, on regarde l'avenir entre nos mains.


Et au coeur de l'action, dans nos victoires ou nos enfers,


on imagine de temps en temps que nos absents nous voient faire.


Chaque vie est un miracle, mais le final est enervant.


J'me suis bien renseigné, on en sortira pas vivant.


Faut apprendre à l'accepter pour essayer de vieillir heureux,


mais chaque année nos absents sont un peu plus nombreux.


Chaque nouvelle disparition transforme nos coeurs en dentelle,


mais le temps passe et les douleurs vives deviennent pastelles.


Ce temps qui pour une fois est un véritable allié.


Chaque heure passée est une pommade, il en faudra des milliers.


Moi les morts, les disparus, je n'en parle pas beaucoup.


Alors j'écris sur eux, je titille les sujets tabouts.


Ce grand mystère qui nous attend, notre ultime point commun à tous.


Qui fait qu'on court après la vie, sachant que la mort est à nos trousse.


C'est pas vraiment des fantômes, mais leur absence est tellement forte,


qu'elle crée en nous une présence qui nous rend faible, nous supporte.


C'est ceux qu'on a aimé qui créait un vide presque infini,


qu'inpirent des textes premier degré.


Faut dire que la mort manque d'ironie.


*


Grand Corps Malade


Parole de Sixième Sens:

*

La nuit est belle, l’air est chaud et les étoiles nous matent

Pendant qu’on kiffe et qu’on apprécie nos plus belles vacances

La vie est calme, il fait beau, il est 2 heures du mat’ ...

On est quelques sourires à partager notre insouciance

C’est ce moment là, hors du temps, que la réalité a choisi

Pour montrer qu’elle décide et que si elle veut elle nous malmène

Elle a injecté dans nos joies comme une anesthésie

Souviens-toi de ces sourires, ce sera plus jamais les mêmes

Le temps s’est accéléré d’un coup et c’est tout mon futur qui bascule

Les envies, les projets, les souvenirs, dans ma tête y’a trop de pensées qui se bousculent

Le choc n’a duré qu’une seconde mais ses ondes ne laissent personne indifférent

« Votre fils ne marchera plus », voilà ce qu’ils ont dit à mes parents

Alors j’ai découvert de l’intérieur un monde parallèle

Un monde où les gens te regardent avec gêne ou avec compassion

Un monde où être autonome devient un objectif irréel

Un monde qui existait sans que j’y fasse vraiment attention

Ce monde-là vit à son propre rythme et n’a pas les mêmes préoccupations

Les soucis ont une autre échelle et un moment banal peut être une très bonne occupation

Ce monde là respire le même air mais pas tout le temps avec la même facilité

Il porte un nom qui fait peur ou qui dérange :

les handicapés

On met du temps à accepter ce mot, c’est lui qui finit par s’imposer

La langue française a choisi ce terme, moi j’ai rien d’autre à proposer

Rappelle-toi juste que c’est pas une insulte, on avance tous sur le même chemin

Et tout le monde crie bien fort qu’un handicapé est d’abord un être humain

Alors pourquoi tant d’embarras face à un mec en fauteuil roulant

Ou face à une aveugle, vas-y tu peux leur parler normalement

C’est pas contagieux pourtant avant de refaire mes premiers pas

Certains savent comme moi qu’y a des regards qu’on oublie pas

C’est peut-être un monde fait de décence, de silence, de résistance

Un équilibre fragile, un oiseau dans l’orage

Une frontière étroite entre souffrance et espérance

Ouvre un peu les yeux, c’est surtout un monde de courage

Quand la faiblesse physique devient une force mentale

Quand c’est le plus vulnérable qui sait où, quand, pourquoi et comment

Quand l’envie de sourire redevient un instinct vital

Quand on comprend que l’énergie ne se lit pas seulement dans le mouvement

Parfois la vie nous teste et met à l’épreuve notre capacité d’adaptation

Les 5 sens des handicapés sont touchés mais c’est un 6ème qui les délivre

Bien au-delà de la volonté, plus fort que tout, sans restriction

Ce 6ème sens qui apparaît,

c’est simplement l’envie de vivre.

*

On appartient d'abord...


On appartient à la Terre, d'abord.

Voir le jour près d'une rivière, d'un port,

Au pied d'une montagne,

Ou en pleine campagne,

C'est pas le même sang qui coule dans nos corps.

On appartient aux saisons, d'abord.

Arriver quand la nature s'endort

Ou quand elle se réveille,

Non, ce n'est pas pareil,

On est un peu plus faible ou bien un peu plus fort.

On appartient à la Femme, d'abord.

Quels que soient notre rang, notre bord,

Notaire ou poète,

Avec celles qui nous font naître

L'amour tisse des fils d'or.

On appartient à la Musique, d'abord.

Celle que joue la vie sur les mêmes accords

Qu'une feuille tombe,

Qu'un animal succombe,

Que je m'en désintéresse, j'ai tort.

On appartient au Temps qui passe, d'abord,

Qui nous tient prisonniers de nos corps.

Mais nous vivrons dans la mémoire

De ceux qui viendront plus tard,

Pour peu qu'ils pensent à nous, encore.

On appartient aux Planètes, d'abord.

Leur big-bang résonne dans ma tête encore.

Sur Un tel, Une telle,

Elles mettent leurs grains de sel.

Comme on fait notre berceau d'étoiles, on dort.

On appartient à l'Idée, d'abord,

Qu'on se fait de la vie, de la mort.

Dieu est créé par l'homme

C'est le contraire qui m'étonne

A chacun son illusion, d'accord?

C'est parce que l'on appartient encore

A tout ce que l'on prend au dehors,

Que l'on tue, que l'on transforme

Pour avoir une forme.

Qu'un jour ou l'autre, on subit le même sort.

On appartient à l'Amour, d'abord

A celle auprès de qui l'on dort.

Mais, tout n'étant qu'illusoire,

Pour la petite histoire,

Sans nous, que f'rait la vie, d'abord?

Mais tout n'étant qu'illusoire,

Gardons bien en mémoire:

Sans nous, que f'rait la vie, d'abord.

*

jeudi 24 février 2011

Le Nid des Papillons


Le nid des papillons


Marie Garnier


Paru le: 01/07/2010
Editeur : Baudelaire (Editions)


On ne réalise pas toujours à quel point notre équilibre quotidien est fragile.


Quand on est gâté par la vie, on n'imagine pas que tout peut basculer.


Marie Garnier a fait l'expérience d'un tragique chamboulement, prise d'assaut par une réalité cruelle et brutale, elle s'est battue pour que sa fille handicapée soit heureuse malgré tout.


Si le papa n'a pas su assumer immédiatement ce violent changement, l'instinct maternel a été plus fort que tout.


Marie Garnier a tout sacrifié, jusqu'à sa propre vie.


Témoignage brûlant, cri de fureur, d'injustice et d'incompréhension, mais surtout d'amour, ce livre est électrisant de sentiments et de brutalité.


Son réalisme permet une immersion totale dans un univers différent, dérangeant et effrayant, et pourtant porteur d'espoir et d'un amour inconditionnel, animal, pur.


L'auteur en quelques mots...


Marie Garnier aurait pu être une femme tout à fait banale, elle aurait pu ne jamais écrire, suivre une carrière commerciale avec brio, se marier, avoir des enfants tout en tradition.


Or, la vie en a décidé autrement, puisqu'en 1988, elle met au monde une enfant magnifique, une enfant désirée, une enfant choyée...


une enfant handicapée, ce qu'elle n'apprendra que plusieurs mois plus tard.


Marie Garnier est une battante, elle ne cédera rien pour faire le bonheur de sa fille coûte que coûte, quitte à tout contrôler, quitte à tout perdre...


Son combat, qu'elle décrit avec délicatesse, elle le doit à sa fille comme elle se le doit à elle-même.


Un combat qui a évolué au fil des ans : garantir une belle vie à sa fille, puis réaliser qu'elle avait elle aussi droit au bonheur sans culpabiliser...


C'est cette ambivalence, cette opposition entre la mère et la femme, entre la mère et le père, entre l'amour de son enfant et la rage de l'impuissance qui a été la source d'inspiration de cet émouvant témoignage


*


Bravo Marie pour ton combat existentiel


Bravo à toutes les mamans à tous les papas


Qui combattent aujourd'hui ici bas


continuez à fabriquer le miel de vos petites abeilles !


*


*


mardi 22 février 2011

Bourvil - J Maillan ça



Bourvil et Maillan - "Ça"
envoyé par RioBravo. - Regardez plus de vidéos comiques.

Hommage à notre Maillan Nationale !



La conférencière - Jacqueline Maillan
envoyé par enricogay. - Cliquez pour voir plus de vidéos marrantes.

Sissi Impératrice la vraie

10 septembre 1898,l'impératrice Élisabeth,Sissi, est assassinée.
*
Depuis longtemps, Sissi avait insisté pour ne pas faire l'objet, lors de ses voyages, d'une surveillance particulière.
Ce qui ne manquait pas d'inquiéter François-Joseph, d'autant plus que, en cette fin de siècle, les anarchistes multipliaient les actions violentes à l'égard des personnalités en vue.
Mais à ses craintes, elle répondait simplement: "Qui voudrait attaquer une vieille femme comme moi ?"
Le portrait préféré de son mari

Et Sissi voyageait beaucoup, même en cette année 1898, qui voyait pourtant le cinquantenaire du règne de François-Joseph, que l'on fêtait, à Vienne, par de nombreuses cérémonies.
D'Ischl, non loin de Salzbourg, elle était allée à Bad Manheim, pour une de ses nombreuses cures.
Puis, en août, elle se rend en Suisse, à Territet, là où elle descend habituellement.
L'empereur ne la rejoindra pas, malgré le souhait qu'elle a exprimé, car, après ses vacances traditionnelles à Bad-Ischl, il est retourné à Vienne, où l'attendent les manœuvres de l'armée impériale et royale.
Le 9 septembre, Élisabeth a prévu de rendre visite à son amie Julie de Rotschild, à Pregny, près de Genève, à l'hôtel Beau-Rivage, puis de revenir, le lendemain, à Territet, en empruntant le bateau à vapeur qui fait la liaison sur le lac.
Tout ceci, sous le nom de comtesse de Hohenembs, car elle se déplace incognito.
Tout près de l'hôtel Beau-Rivage, un jeune homme de vingt-six ans semble attendre.
Il est italien, maçon de son état, et se nomme Luigi Luccheni.
Par conviction idéologique, mais aussi parce que la vie ne lui a pas été, jusqu'ici, facile, il n'éprouve, pour les grands de ce monde, que de la haine.
Il rêve de vengeance.
Et s'il est à Genève, c'est qu'il voulait s'attaquer, justement, à l'un de ces grands, le comte de Paris, le prétendant au trône de France, dont on avait annoncé la venue à Genève.
Mais ce dernier a annulé sa visite.
Luigi serait-il donc, une nouvelle fois, victime du mauvais sort qui s'acharne sur lui ?

Peut-être pas: dans un journal, il vient d'apprendre, que l'impératrice d'Autriche va séjourner à l'hôtel Beau-Rivage.
Cette indiscrétion journalistique remet du baume dans son cœur !
À Pregny, la visite chez les Rotschild s'était bien passée.
La baronne Julie n'est-elle pas une amie d'une des sœurs de Sissi ?
Et puis, sa demeure est exquise, en particulier les serres, toutes neuves, remplies de fleurs et de fruits exotiques.
Sissi avait reçu en présent des roses et des pêches, puis avait souhaité rejoindre, par le vapeur, au milieu de gens du peuple, les gens normaux, l'hôtel Beau-Rivage, de l'autre coté du lac.
À Genève, elle a acheté des pâtes de fruits, a fait de menus achats, puis, en compagnie de sa dame d'honneur, la comtesse Sztaray, elle est rentrée à l'hôtel.
Le lendemain, ce fatal 10 septembre, il est onze heures lorsque l'impératrice quitte l'hôtel.
Il faut se dépêcher: elle a dormi plus que de coutume, et le bateau - on est en Suisse ! - n'attendra sûrement pas les voyageurs retardataires.
Parmi les autres voyageurs qui, comme elle, pressent le pas vers l'embarcadère, un jeune homme, en veste noire et foulard rouge autour du cou.
Il semble vouloir dépasser tout le monde, bouscule cette femme en noire, là, devant lui, puis prend ses jambes à son cou, et s'enfuit. Luigi Luccheni vient d'accomplir son forfait.
La comtesse Sztaray : "À l'hôtel de la Paix, de l'autre coté de la rue, là où les cochers attendent avec leurs voitures, un homme s'est approché.
Au moment d'être près de nous, il a semblé trébucher.
Il a fait un mouvement de la main.
J'ai cru qu'il cherchait à garder l'équilibre. Je n'y ai sur le moment pas prêté plus d'attention. J'aurais même juré qu'il n'avait rien dans les mains.
Vraiment rien.
L'Impératrice tomba à terre.
Absolument sans un mot.
C'est alors que j'ai pensé que ce monstre avait pu frapper Sa Majesté.
C'était vraiment terrible. Mais je n'imaginais pas le pire..."
Sissi est tombée, sa dame d'honneur essaye de la relever.
On l'aide, le portier de l'hôtel est accouru, a reconnu la comtesse d'Hohenembs, a proposé de retourner à l'hôtel, mais elle a refusé.
Elle repart hâtivement vers le bateau, où elle s'évanouit bientôt.
On la porte dans la cabine du capitaine.
Là, restée seule avec elle, la comtesse Sztaray se rend compte qu'Élisabeth est blessée au thorax.
La comtesse Sztaray : " Il ne m'est rien arrivé me dit calmement l'Impératrice.
Nous atteignîmes l'embarcadère.
L'Impératrice fit encore quelques pas.
À peine était-elle montée sur le bateau, qu'elle me dit d'une voix étouffée : Votre bras, maintenant, vite, s'il vous plait !
Je ne pus la retenir, sa tête s'appuyait sur ma poitrine, je tombais à genoux. Un médecin, un médecin ! criais-je. L'Impératrice gisait dans mes bras, pâle comme une morte....
Elle ouvrit les yeux et resta quelques minutes, les yeux hagards. Puis, avec mon aide, elle se leva lentement : Que m'est-il arrivé ? demanda-t-elle.
Ce furent ses dernières paroles.
Juste après, elle retomba dans l'inconscience.
J'ouvris sa blouse et son corsage en soie, pour la dégager.
Comme je défaisais les rubans, je vis sur la chemise de baptiste une tâche sombre, de la grosseur d'un gulden d'argent.
J'ouvris la chemise et découvris, à la hauteur du cœur, une petite blessure.
Une goutte de sang séché y adhérait.
À ce moment, la vérité m'apparue: l'Impératice avait été poignardée ! "
La comtesse appelle le capitaine, et lui apprend la véritable identité de la victime.
Ce dernier fait faire demi-tour à son bateau, pour retourner à Genève.
Ramenée à l'hôtel Beau-Rivage, un médecin l'examine et constate que la blessure, faite avec ce qui doit être un poinçon très fin, a atteint, de façon fatale, le cœur.
Quelques instants plus tard, Sissi, Impératrice d'Autriche et Reine de Hongrie, n'est plus.
Il faut envoyer un télégramme à Vienne
" Sa Majesté l'Impératrice Élisabeth décédée à l'instant ".
Lorsqu'il prend connaissance du message, le père de Rodolphe, disparu lui aussi tragiquement quelques années auparavant, s'affaisse dans son fauteuil, en murmurant
"Rien ne me sera donc épargné sur cette terre ! (Mir bleibt auch nichts ersparrt !) ".
Luigi Luccheni n'est pas allé bien loin.
La police l'a arrêté, ou plutôt il s'est rendu, fièrement, disant, du moins c'est ce que l'on raconte, qu' " un anarchiste frappe une impératrice, pas une blanchisseuse ! "À l'hôtel, trois médecins, en présence du consul d'Autriche, procèdent à l'autopsie.
Celle-ci révèle que l'arme du meurtrier, une lime qu'il a pris soin de finement aiguiser, a pénétré sur 85 millimètres, traversant le ventricule gauche.
Puis ils vont extraire du pauvre corps le cœur et les viscères, qui doivent, tradition des Habsbourg oblige, être conservés séparément, enfin, procéder à l'embaumement.
A Vienne, la nouvelle fut rapidement connue et les journaux titrèrent :
" L'Impératrice Élisabeth assassinée ! ".
La défunte fut ramenée dans sa capitale, pour y être enterrée, toujours selon la tradition, dans la crypte des Capucins, et selon le rite ancestral.
" Je suis Élisabeth, pauvre pécheresse, je requiers humblement la grâce divine ".
Affiche en souvenir d'Élisabeth


Les obsèques de l'impératrice Élisabeth(18 septembre 1898)

L'assassin était maintenant en prison.
Sa photographie parue dans les journaux, qui donnaient des détails sur sa pauvre existence: enfant abandonné, puis valet du prince d'Aragona, troublé par l'affaire Dreyfus, qui l'avait entraîné dans l'anarchisme.
De sa prison, il écrivait de nombreuses lettres, dans lesquelles il développait ses idées.
Parmi ses maximes : " Qui ne travaille pas, n'a pas droit à manger ! ".
Il signait : " Votre dévoué Luigi Luccheni, anarchiste convaincu ".
Il fut jugé un mois après l'attentat, en Suisse.
Il n'exprima aucun regret.
Son avocat plaida l'erreur sur la victime.
Cela n'impressionna pas les quarante jurés genevois, qui le condamnèrent à la peine maximum: la réclusion à perpétuité.
À la lecture du verdict, il s'écria: " Vive l'Anarchie, Mort aux Aristocrates ! ".
*
Luigi Luccheni se pendra dans sa cellule, en 1910.
*

lundi 21 février 2011

Pour le plaisir de l'art et des yeux

























Ces dessins ne sont pas de moi

Merci de ne pas en faire un usage plagiat



Il y a vraiment des gens qui ont du talent !


Bravo à Percy

*

vendredi 18 février 2011

Compatibilité des couples : L&D


Ludivine et David

67%

Votre relation est aisée, tout est possible.

Il est simplement nécessaire pour chacun de s'adapter à l'autre, et cela sera très facile.

Un minimum de chaleur et de compréhension mutuelle et votre couple fonctionnera en ronronnant malgré quelques désaccords peu fréquents.

Vous devez réussir votre belle relation car vous possédez en vous toutes les clefs et tous les atouts pour cela, foncez !


***

jeudi 17 février 2011

Compatibilité des couples : M&J


Marie et Jérémy


*
47%

Votre relation passe par des hauts et des bas, même si votre amour peut être de qualité exceptionnelle. Cela n'est d'ailleurs jamais dramatique. Vous avez la possibilité en vous de faire durer votre relation dans un échange dynamique, en ne perdant jamais de vue les différences de votre partenaire qui ne vous ressemble pas forcément et qui ne vous comprend pas forcément immédiatement. Mais n'est-ce pas une richesse que de partager des complémentarités et de se remettre en question ? Un bon facteur d'évolution et une possibilité de réussite pour la vie si vous en avez la volonté.


***

Votre compatibilité de couple :C&T


Corinne et Thierry
75%
Votre relation est très aisée, peu de choses risquent de nuire à votre entente fondamentale. Celle-ci est même particulièrement remarquable il faut le dire, pas loin de l'exceptionnel... Parfois, mais vraiment rarement et plutôt en fonction d'éléments extérieurs à vos personnalités, de légères frictions peuvent se produire, mais dans la majorité des cas elles seront résolues haut la main. Il s'agit assurément d'un indice extrêmement encourageant pour la suite, vous pouvez vraiment vous jeter à l'eau sans hésiter : le bonheur est là, à votre portée, si simplement !
***

selon l'astrologie chinoise la compatibilité des couples

Daniel & Roselyne
81%

Il s'agit bel et bien entre vous d'une relation exceptionnellement facile. Quelles que soient les situations, vous arrivez sans peine à aboutir rapidement à une forte harmonie, même lors de malentendus. Cela ne donne ni une intensité ni une qualité particulière du courant entre vous, mais en tout cas c'est sans aucun effort que vous vous adorez. Votre indice d'entente est extraordinaire, hors-normes, votre relation est extrêmement harmonieuse, les superlatifs manquent...
*

Astrologie chinoise : votre signe et votre élément





Nicole


Vous êtes du signe du Tigre élément Métal


Vous montrez fréquemment une grande impulsivité : ardente et chaleureuse, vous êtes une femme particulièrement émotive, sensible au caractère affectif de toute relation. Souvent téméraire, vous ne supportez que très difficilement les liens de subordination, l'assujettissement.
Il vous faut maîtriser votre existence et vous affranchir des limites que la vie pourtant vous impose. On peut dès lors s'attendre à certaines prises de position risquées, voire totalement démesurées. Revers de la médaille d'un indéniable désir de vivre intensément...
Vous avez besoin du soutien et de l'estime de vos proches. Que vous l'acceptiez ou le cachiez soigneusement, votre assurance n'est qu'apparente : vulnérable et plus que d'autres attachée à l'image que vous donnez de vous-même, vous conduisez votre vie avec un souci constant de briller, de paraître à la hauteur des situations. Ainsi, vous supportez mal la contradiction, l'erreur ou l'échec.
Vos qualités résident dans un panache hors du commun, une faculté de toujours dépasser vos propres limitations. Votre haine des situations médiocres ou moyennes est légendaire ! Il vous faut du panache, du brio. Enthousiaste, vous donnez à votre existence un caractère théâtral, spectaculaire. Reste un orgueil qu'il vous faudra sans doute, avec le temps, apprendre à maîtriser. Nul n'est parfait, même le tigre !


L'astrologie chinoise compte cinq éléments nommés agents : le bois, le feu, la terre, le métal et l'eau.
Vous êtes en affinités avec l'agent Métal. En Chine, cet élément correspond à la planète Vénus, la couleur blanche et le chiffre 9.
D'une nature individualiste et volontaire, vous ne reculez que rarement devant les obstacles. Mieux, les embûches de l'existence souvent vous stimulent. Si l'on ne peut que vous conseiller plus de flexibilité et de diplomatie, on vous reconnaît en revanche un esprit de décision qui force l'admiration. Quitte à faire cavalière seule, vous allez jusqu'au bout de vos options, délaissant avis et points de vue extérieurs pour mener à bien vos entreprises.
L'intransigeance dont vous faites preuve peut vous valoir quelques déboires, tant sont inflexibles vos décisions et sans appel vos choix. Il importe donc de développer une tolérance qui vous fait naturellement défaut. C'est à ce prix seulement que vous parviendrez à une vie sociale et intime harmonieuse.
Reste alors votre force de conviction, une foi qui soulève bien des montagnes et lève les obstacles les plus réfractaires. Mais que de luttes en perspective...
***

Astrologie chinoise : votre signe et votre élément



Roselyne


Vous êtes du signe du Rat élément Métal


Votre personnalité est secrète et mystérieuse : vous préférez agir dans l'ombre plutôt que de dévoiler vos desseins et vos ambitions. Sensible à la moindre faille relationnelle, vous montrez une très grande prudence dans vos liaisons.
Du reste, vous n'aimez guère la multitude et l'agitation, préférant de très loin un climat plus intimiste dans lequel votre habileté humaine pourra s'exprimer pleinement. Vous savez mieux que d'autres faire face à l'adversité en contournant subtilement les obstacles, en manipulant s'il le faut votre entourage. Vous serez redoutable en cas de crise : perspicace, vous déjouez les pièges avec une facilité déconcertante et savez également à l'occasion vous montrer machiavélique et calculatrice.
Vous ne vous livrez jamais complètement : en effet, ce serait une façon de donner à d'autres les moyens d'agir contre vous ! En revanche, vous êtes passée maîtresse dans l'art de faire dire ce que vos interlocuteurs voulaient cacher. Un mot suffit d'ailleurs à vous faire deviner les enjeux sous-jacents d'une situation.
Au chapitre de vos défauts, on peut citer un sens moral très relatif : vous n'hésitez pas à vous montrer parfois quelque peu perfide. Pourtant, vos conseils s'avèrent le plus souvent très judicieux. C'est la raison pour laquelle on dit votre influence bénéfique.


L'astrologie chinoise compte cinq éléments nommés agents : le bois, le feu, la terre, le métal et l'eau.
Vous êtes en affinités avec l'agent Métal. En Chine, cet élément correspond à la planète Vénus, la couleur blanche et le chiffre 9.
D'une nature individualiste et volontaire, vous ne reculez que rarement devant les obstacles. Mieux, les embûches de l'existence souvent vous stimulent. Si l'on ne peut que vous conseiller plus de flexibilité et de diplomatie, on vous reconnaît en revanche un esprit de décision qui force l'admiration. Quitte à faire cavalière seule, vous allez jusqu'au bout de vos options, délaissant avis et points de vue extérieurs pour mener à bien vos entreprises.
L'intransigeance dont vous faites preuve peut vous valoir quelques déboires, tant sont inflexibles vos décisions et sans appel vos choix. Il importe donc de développer une tolérance qui vous fait naturellement défaut. C'est à ce prix seulement que vous parviendrez à une vie sociale et intime harmonieuse.
Reste alors votre force de conviction, une foi qui soulève bien des montagnes et lève les obstacles les plus réfractaires. Mais que de luttes en perspective...

***



lundi 14 février 2011

Un combat pour Anaïs




Marie Garnier, habitante de Saint-Priest et mère d'Anaïs, atteinte d'une infirmité motrice cérébrale diagnostiquée à l'âge de 5 mois, a écrit un livre, Le nid des papillons, pour raconter son histoire.

En 2008, après 17 ans passés dans un institut médico éducatif, sa fille devait intégrer une structure pour adulte, et c'est un véritable parcours du combattant que Marie Garnier a dû affronter.

Marie a dû taper à la porte de nombreux établissements essuyant refus sur refus.

Ce sont ses proches, le personnel médical qui s'était dévoué pour sa fille, qui l'ont poussé à publier.

La Maison lyonnaise Baudelaire a accepté son roman.

La signature du contrat s'est accompagnée de l'admission d'Anaïs dans une maison d'accueil spécialisée à Craponne, gérée par l'association régionale des infirmes moteurs cérébraux (Arimc), à qui elle reversera 1 euro pour chaque livre vendu.

Au salon du livre de Tournus, elle a gagné le prix de la nouvelle.
*
*


Douce Anaïs


Petite Anaïs jolie comme une fleur de lys


Ta vie est faite de grandes ailes


Et d'amour Pèle-mèle


*


Ton visage apaise nos peurs


Ton sourire innonde nos coeurs


Ta vie est un présent si précieux


Elle brille si fort au fond de tes yeux


Que la lueur de l'aube maintenant


Pâli de cette grâce venue d'un autre temps


*


Un papillon doucement se pose


sur tes épaules alors il ose


Poser un instant son corps fragile


Pour exprimer par mouvements agiles


Son bien être du moment


accordé par un ange aimant


*


Court, vole avec lui


Agite tes bras comme lui


Petite Anaïs princesse du vent


Reine de tous les printemps


Je te rend hommage aujourd'hui


Parce que de la beauté tu en as l'infini


De la grâce tu en es l'étui


De la fraîcheur tu en es le souffle


Parce que tu respires là où on étouffe


*


Petite Anaïs je te dédis mes plus tendres pensées


Et je t'envoie une gentille fée


Pour te déposer des millions de baisers


***


*

MIRA offre un compagnon aux autistes


Quelle belle initiative Outre-Atlantique ! !

*

Un compagnon pour un autiste
Un labrador pour Julien

*

Julien, 5 ans, souffre d’autisme. Grâce à la fondation MIRA, il est maintenant accompagné d’un chien d’assistance. Les effets de cette présence canine sont bénéfiques pour le jeune et sa famille.

*

Souriante, la mère du petit Julien, Sylvie, raconte tout le positif qu’elle tire de l’arrivée de Nova, le chien donné à Julien par MIRA.

*

"Nous avions besoin de baisser le niveau d’anxiété qui régnait dans la maison, raconte Sylvie. En plus, la soeur de Julien (âgée de neuf ans) a un problème de déficit de l’attention. Depuis que Nova vit avec nous, c’est beaucoup plus facile de sortir de la maison. Le chien occupe Julien."

*

Sylvie a entendu parler pour la première fois de la possibilité d’obtenir les services d’un chien d’assistance de MIRA en novembre 2007. Après avoir regardé un reportage sur le site Internet de l’organisme, elle a rempli un formulaire d’inscription. En février, elle recevait un téléphone de MIRA lui annonçant que la candidature de Julien avait été retenue. Trois semaines plus tard, Mme Laflèche recevait une formation d’une semaine sur l’utilisation du chien d’assistance de son fils.

*

Lorsqu’elle parle de la formation donnée par MIRA, les yeux de Sylvie s’illuminent. "Cette semaine a été fantastique, s’enthousiasme la mère. Ce moment nous a permis de rencontrer d’autres parents ayant des enfants atteints d’autisme. C’était comme un camp de jour et nous avons créé plusieurs liens. Après la dernière journée, nous sommes partis avec Nova."

*


Sylvie se fait maintenant un devoir de promouvoir la fondation MIRA. "Ce programme a le mérite d’être connu, ajoute la mère de famille. Quand nous allons au magasin, on se fait poser 3000 questions sur Nova et j’y réponds tout le temps."

*

Créer des interactions sociales

*

Trait d’Union Outaouais, une organisation aidant les gens atteints d’autisme, croit également aux bienfaits de la présence d’un chien d’assistance MIRA auprès d’un autiste.

*

"Un membre de notre organisme a déjà été sélectionné lors d’un projet pilote, dit Julie Marois, intervenante-coordonnatrice de Trait d’Union Outaouais. Dans ce cas, l’arrivée de l’animal a été très productive. Ça aide la personne à créer des interactions sociales et ça ouvre des barrières. Les gens vont voir le chien et, par ricochet, l’autiste. La présence canine aide également à la sécurité de l’autiste, qui est moins attentif aux dangers qui l’entourent."

*

Mira poursuit l’objectif d’accroître l’autonomie des personnes handicapées et de favoriser leur intégration sociale en leur fournissant des chiens développés et entraînés pour répondre à leurs besoins spécifiques. Cette fondation a été crée au Quebec en 1981.

Cette initiative pourrait être étudiée en France.

*

*



Le Grand Réveil


Incapable de bouger son corps,

Sentir sa mémoire s'en aller,

Sa terreur fut son dernier effort

Et il n'a jamais plus parlé.

*

Il est assis, il est couché,

Des heures à fixer le soleil

Et quand les nuits sont étoilées,

Son cerveau entend les abeilles.
*

Rai - Rain

Rai - Rain - Go away -

Rubbers'nd raincoats for today...

Rai - Rain - Go away -

Rubbers 'nd raincoats for today...

*

Je sais,

Je sens

Que dans son néant, il comprend.

Tout ce qui résiste en ce monde

Est vivant.

Tout ce qui résiste est vivant.

*

Rai - Rain

Rai - Rain - Go away -

Rubbers'nd raincoats for today...

Rai - Rain - Go away -

Rubbers'nd raincoats for today...

*

Une nuit, ses yeux se sont ouverts.

Un instant, l'orage est passé.

Il a saisi dans un éclair

Une femme assise à ses côtés.

*

Une nuit ses yeux se sont ouverts,

Une bougie dans l'obscurité.

Il a su qu'elle était sa mère.

Les abeilles ont recommencé.

*

Rai - Rain -Go away -

Rubbers 'nd raincoats for today

Rai - Rain - Go away -

Rubbers 'nd raincoats for today

*

Je sais,

Je sens,

Que dans son néant, il comprend.

Tout ce qui résiste en ce monde

Est vivant.

Je sais,

Je sens,

Que dans son désert, il m'attend.

Très loin, dans sa mémoire profonde,

Il m'entend.

Tout ce qui résiste est vivant.

*

Rai - Rain - Go away -

Rubbers 'nd raincoats for today

Rai - Rain - Go away -

Rubbers 'nd raincoats for today

*

dimanche 13 février 2011

Sa différence c'est le talent !




LE HUITIEME JOUR




















Pascal Duquenne est un acteur belge, né à Vilvorde ( Belgique ) le 8 août 1970.


Depuis l’adolescence , Pascal Duquenne, s'initie aux arts du spectacle , notamment au sein de la troupe du Créahm ( création et handicap mental) à Bruxelles avec laquelle il participe à de nombreuses créations en danse et théâtre .


C’est au cours d’un de ces spectacles qu'il est remarqué par le réalisateur Jaco Van Dormael qui quelques années plus tard, lui offrira ses premiers rôles au cinéma .


En 1996, il obtient conjointement avec Daniel Auteuil , le Prix d'interprétation masculine du Festival de Cannes pour le film Le Huitième Jour dans lequel il joue le rôle d’un garçon qui a le syndrome de Down.


Cette distinction et le succès du film contribuent à la modification du regard porté par la société sur le monde du handicap et à une meilleure acceptation de la différence .


En 2002 est créée en Belgique une association , dont fait partie Pascal Duquenne, nommée le 8e jour, dont l’ objectif est l’ intégration des personnes handicapées par la création de maison communautaires autonomes.


*


Après une tournée dans plusieurs pays d' Europe avec "Le Père Noël voit rouge ", pièce écrite et interprétée par quatre comédiens trisomiques, il participe à un spectacle de danse, " Champ d' émotion " présenté jusqu'aux Antilles.


*


Depuis 2000, Pascal Duquenne participe à l' atelier gravure du creahm Bruxelles. Il utilise le monotype et crée des portraits ainsi que des bustes de femmes en noir et blanc . Ses oeuvres témoignent de moyens formels simples : fond sobre, traits du visage et du corps évoqués en quelques traits ou en quelques taches noires , pas de modelé. Cette épuration des formes donne une puissance d'expression à ces femmes qui envahissent l' espace de l'oeuvre.


*


Ses films :


* 1991 Toto le héros de Jaco Van Dormael


* 1995 Le huitième jour de Jaco Van Dormael


* 1996 Lumière et compagnie


* 2006 The Room de Giles Daoust


Télévision :


* 1997 Un Noël pas comme les autres de Nancy Franck


* 2004 Un épisode de la série : Commissaire Moulin


Activités avec le CREAHM (créations artistiques pour handicapés mentaux)


* 2007 Danse au théatre Golovine d' Avignon


*


Parce que le monde est plein de différences

d'injustice et d'ignorence

il faut apprécier les moments pas comme les autres

regarder ces instants qui sont les nôtres

ce regard sur un immense talent

ces yeux qui vous parlent d'un temps

que l'on ne peut pas connaître

Mais que l'on a fait naître

soyons en fier

c'est un peu de soleil sur notre terre .....

*








vendredi 11 février 2011

La Symphonie pastorale (roman)


La Symphonie pastorale est un roman écrit en 1919 par André Gide

*

Résumé

*

Gertrude, une jeune fille aveugle et orpheline de sa grand-mère qui vient de mourir, est recueillie par un pasteur qui lui offre de vivre avec sa femme, Amélie, et ses enfants dans une petite chaumière du Jura suisse. Dans son journal, le pasteur raconte l’éducation protestante qu’il offre à Gertrude, dont il finit par tomber amoureux. Son fils Jacques tombe également amoureux de Gertrude. Lorsque le pasteur s’en rend compte, il lui ordonne de partir.
Une opération donne la vue à Gertrude et, voyant le père et le fils, elle tombe amoureuse de Jacques plutôt que du pasteur, même si encore aveugle, elle avait davantage de sentiments amoureux pour ce dernier. Entre temps, Jacques s'est converti au catholicisme, rejetant ainsi définitivement son père pasteur,et a endossé l'habit de moine. Il renonce donc également à ses penchants pour Gertrude. La vue permet à Gertrude d’observer tout ce que le pasteur lui avait caché, le Mal et le péché, durant des années pour protéger le sentiment de bonheur qu’il avait tenté de susciter chez elle. Attristée par ses découvertes et après une tentative de suicide au cours de laquelle elle s’est presque noyée, Gertrude finit par mourir de folie quelques semaines après l’opération qui lui a permis de voir.

*

Commentaire

*
Les décisions et prises de position du pasteur sont conditionnées par son interprétation de la Bible et par l'enseignement qu'il en a reçu. Si sa morale protestante lui a jadis permis de goûter au bonheur, elle finit par le rendre malheureux en suscitant un immense sentiment de culpabilité à l'égard de ses sentiments envers Gertrude et de son fils Jacques.
C'est un roman qui traite du conflit entre la morale religieuse et les sentiments.

*

Autour de l'oeuvre

*
L'œuvre a été adaptée au cinéma en 1946 par Jean Delannoy, avec Michèle Morgan dans le rôle principal.
Le titre du roman vient de la symphonie du même nom de Ludwig van Beethoven. Au premier quart du livre, le pasteur emmène Gertrude écouter cette symphonie qui la transporte au point de lui demander si la campagne est réellement aussi belle que la "scène au bord du ruisseau".

*

Anecdote personnelle

*

Au collège on m'a demandé un jour de faire un exposé avec un camarade

J'ai choisi toute suite ce très joli livre d'andré Gide

Nous y avons mis tout notre coeur

et avons agrémenté avec musique et photos

Nous avions fait un très joli exposé tellement nous étions inspirés

Toute la classe nous avait écouté en silence

C'était très impressionnant pour nous

Mon camarade émotionné n'avait pu dire un mot mais il participait activement

en me présentant dans l'ordre nos documents

Et puis au bout d'une demi heure ma gorge s'est enrouée !

et je ne sais ce qui m'a pris alors

j'ai prononcé une phrase qui n'a pas du tout été du goût de notre professeur !

doucement j'ai dit :

"excusez moi j'ai un chat dans la gorge ! la queue ne veut pas passer !!"

J'étais rouge de honte !

Au final nous avons eu deux notes distincts pour un même devoir !

Bien entendu j'ai été remerciée de mon intervention involontaire !

Il a eu un A et moi un B- !

*

Un chômeur de longue durée découvre un fantastique trésor

*
Ce Britannique âgé de 55 ans est chômeur de longue durée, et le voilà, devenu célèbre et riche !
Par quel miracle ?
Pas de miracle dans cette "belle histoire", mais plus prosaïquement, c’est grâce à son détecteur de métaux, que Terry Herbert a retrouvé le moral.
Le 5 juillet dernier, à Bumtwood, Terry a parcouru le champ en face de chez lui avec son détecteur.
Et là, Terry est tombé sur un trésor, relate Le Parisien.
Mais pas n’importe quel trésor.
Les archéologues britanniques estiment qu’il s’agit d’un trésor "digne du tombeau du pharaon Toutankhamon".
Un trésor qui, selon les archéologues serait "un joyau de l’art anglo-saxon", datant du VIIème siècle.
Un trésor estimé à plus d’un million d’euros et qui se compose de pas moins de 1.345 objets.
En vrac : des bagues, des broches, des épingles à vêtements, mais aussi une collection de pommeaux d’épées d’apparats décorés de grenat…
Terry a retiré de "son champ" 5 kg d’or et 2 kg d’argent.
Un trésor qu’il va partager avec son voisin, propriétaire du champ.
Alors comment on découvre un tel butin ?
C’est très simple, explique Terry :
"Je m’ennuyais cet été et j’ai demandé à mon voisin si je pouvais effecteur des fouilles dans son champ. J’y suis allé."
C’est vraiment très simple, non ?
"Et là, très vite, mon appareil a sonné. J’ai passé cinq jours à tout déterrer", confie l’heureux homme.
L’emplacement du trésor est tenu secret à la demande des autorités archéologiques.
Pour éviter le pillage…
D’autres recherches vont être effectués aux alentours de ce champ.
Les historiens disent avoir "20 ans de travail" devant eux avec cette découverte.
Et Terry, très pragmatique, va s’acheter une maison pour sa retraite avec la revente de son trésor.

*
Sources : Le Parisien

Journée mondiale des malades


En faveur des malades et de leur entourage
*
La journée mondiale des malades, le 11 février, est dédiée autant aux malades qu'aux personnes qui les assistent au quotidien : parents, amis, personnel médical. Les malades ont besoin de soins tous les jours, et le sens de cette journée n'est pas d'inciter l'entourage d'une personne malade à se manifester le 11 février. C'est plutôt de rappeler combien la présence affectueuse et la compassion sont nécessaires au quotidien à ceux qui luttent contre la maladie.

*
L'amour, l'apaisement et la guérison
L'attention qu'on porte à une personne malade, l'amour qu'on lui donne, tout cela concourt à son apaisement et même à sa guérison. N'oublions pas que pour guérir, il faut avoir envie de guérir. Or l'amour des siens est une motivation importante, la toute première des motivations ! Alors accordons beaucoup d'importance au moral de nos malades et faisons tout pour que nos paroles et notre présence contribuent à le rendre meilleur !

*
La thérapie par le rire
Saviez-vous qu'il est bon pour la santé de rire ? Lorsque vous riez, vous apportez de la détente à votre cerveau et vous relâchez votre tension nerveuse. Mais chez les malades le rire peut même avoir des effets thérapeutiques ! En effet, le rire agit comme un analgésique et serait donc un anti-douleur naturel. D'autre part, il permettrait également de renforcer le système immunitaire. Alors munissez-vous d'un livre d'histoires drôles avant d'aller rendre visite à un(e) malade !

*

Les origines de cette journée des malades
Instaurée par Jean-Paul II
La journée mondiale des malades a été instituée par le pape Jean-Paul II en 1992. Il souhaitait de cette façon attirer l'attention du monde entier sur la nécessité d'entourer les malades et de leur apporter soutien et affection.

*
Notre Dame de Lourdes
Ce n'est pas un hasard si la date du 11 février a été choisie pour cette journée consacrée aux malades. En effet, le 11 février c'est aussi la fête de Notre Dame de Lourdes. Lourdes est un lieu de pèlerinage pour les Chrétiens, parmi lesquels de nombreux malades attirés par la promesse de réconfort et de guérison que représente ce lieu. C'est en effet à Lourdes que, entre le 11 février et le 16 juillet 1858, la Vierge Marie serait apparue 18 fois à Bernadette Soubirous. Par la suite, des guérisons miraculeuses auraient eu lieu sur ce site de Massabielle, près de Lourdes.

*
Un message universel
Pour les Chrétiens cette journée des malades prend un sens tout particulier, mais bien entendu le fait d'éprouver compassion et respect envers les malades est indépendant de toute conviction religieuse.

C'est pourquoi cette journée s'adresse à tous.

*

jeudi 10 février 2011

Cupidon écrit...

Clic sur l'image pour l'agrandir
L'amour a toutes les formes !
*
La vie s'ouvre de différentes façons
Qu'elle soit humain et déraison
Animal à chaque saison
fleurs et compassion
*
Cherchez cupidon
au plus profond !
Peu(t) importe sa forme
un amour c'est énorme !
*
C'est un lien parfois parti d'un rien
C'est un tien qui devient mien
C'est le sang qui coule dans nos veines
C'est le sourire qui soulage ta peine
*
C'est un bateau à la dérive
C'est une visite qui arrive
C'est si profond parfois
qu'il faut creuser mille fois
*